Le vol à voile ?

 

 Le vol à voile est un sport plein de paradoxes :

  • L’âge :
    On peut être lâché dès 15 ans et passer le brevet à partir de 16 ans. On peut pratiquer le vol à voile jusqu'à un âge avancé (plus de 70 ans)
     
  • Le coût :
    On se met aux commandes d’une machine valant de 50 000 à plus de 100 000 Euros ! Pourtant le vol à voile est l'un des sports aériens les moins onéreux. Avec les bourses de la fédération, les aides régionales, le coût d’une saison est pratiquement divisé par deux pour un moins de 25 ans qui débute. Noter que les instructeurs vol à voile sont bénévoles.
  • La sécurité :
    On peut parcourir "sans moteur" plusieurs centaines de kilomètres avec un maximum de garanties en ce qui concerne la sécurité. Les planeurs sont des aéronefs certifiés. L’encadrement "club" permet au pilote de progresser tout en étant guidé et cadré par une équipe qualifiée (chef pilote responsable de l' organisation, instructeurs présents sur le terrain, cours théoriques au club)
  • Un sport formateur :
    Le vol à voile est en même temps un sport individuel et un sport d'équipe. Discipline, sens des responsabilités, esprit de partage, dépassement de soi, patience et modestie, ouverture sur le monde aéronautique, telles sont les valeurs et les qualités que cette activité a l’ambition de développer.
  • Une passion :
    Plaisir de voler en silence, lutte contre les éléments naturels, beauté des paysages, on prend vite goût à se promener en liberté aux commandes d’un planeur.

 

 

 

Comment ça vole ?

 

Beaucoup de gens croient qu'il faut qu'il y ait du vent pour faire voler un planeur, c'est inexact.

 

 

 

  • L'aile s'appuie sur l'air.

 

Expérience : En voiture, ouvrez votre vitre et sortez la main, vous sentez la poussée de l'air. A une certaine vitesse, l'air devient palpable.

 

 

 

 

  • Plus curieusement, grâce à son profil particulier l'aile est aspirée par au-dessus.

 

Difficile d'y croire et pourtant cette force est plus importante que la précédente.

 

 

 

 

 

 

Voyons cela avec quelques expériences faciles à réaliser à la maison. (Fichier pdf)

 

 

 

Pour l'avion, c'est l'hélice qui tire l'appareil. Le planeur, lui, prend de la vitesse parce qu'il descend. Mais il ne tombe pas comme une pierre, grâce à ses ailes qui le portent il glisse dans l'air, on dit … qu'il plane.

 

 

 

 

Comment un planeur peut-il rester en l'air plusieurs heures ?

 

 

 

Le planeur est toujours en descente, puisqu'il vole en " vol plané ". Toutefois, si l'air ambiant monte plus vite que le planeur ne descend, celui-ci peut gagner de l'altitude.

Les forces de la nature qui agitent l'air sont aussi puissantes que celles qui agitent la mer. Mais on ne s'en rend pas compte car elles sont le plus souvent invisibles.

Un planeur de 500 Kgs peut s'élever à plus de 3 mètres par seconde sans aucun problème dans un courant d'air ascendant.

 

  •  Le vol thermique

Le sol est chauffé de façon inégale par le soleil. Par endroits, le sol chauffe fortement la couche d'air qui est juste au dessus de lui. Il se forme alors une grosse bulle d'air chaud qui s'élève comme une montgolfière sans enveloppe. Le planeur qui tourne en spirale dans cette zone s'élève aussi. Souvent, un cumulus coiffe le sommet de l'ascendance. C'est le vol qu'on pratique en plaine.

 

 

 

  •  Le vol de pente

Lorsque le vent souffle contre une montagne, il s'élève pour passer par dessus. En restant près de la pente le planeur peut exploiter le courant ascendant.

 

 

  • Le vol d'onde

Un relief montagneux particulier peut, par vent fort, créer un phénomène ondulatoire en altitude. Le vent ondule derrière le relief comme l'eau quand on jette un caillou dans une mare. Un pilote habile qui sait éviter les zones descendantes et rester là où ça monte peut voler " dans l'onde " aussi longtemps que dure le phénomène.